Une belle journée vers Noisiel à quelques encablures à l'Est de Paris, pays des noyers. Tout le monde de notre génération se souvient du chocolat Menier et non pas Meunier comme je le pensais dans mon souvenir.
Ce site industriel bâti par son fondateur au milieu du XIXè siècle comporte 14ha, quelques 1800 employés et fut remis "à jour" par l'empire Nestlé. Savez- vous qu'il englobe "Perrier"" San Pellegrino" "Nesquik" et "What else, je veux dire Nescafé". Un joyau le moulin sur un bras de Marne, qui bien que l'on n'y fabrique plus du chocolat abrite de gigantesques turbines. Un peu réticent d'aller me frotter à la foule des visistes gratuites dues aux Journées du patrimoine, agréablement surpris d'une belle organisation qui rend la visite sans queue. Possibilité également par votre téléphone de suivre la visite en téléchargeant "Flash code" et de vous désaltérer au moyen des boissons "Nestlé" offertes tout au long de la visite, très marketing mais sympathique.
N'oubliez pas à la sortie de percevoir le sac papier "Nestlé" un peu comme lors des passages de ravitaillement du Tour de France, rempli de divers produits y compris pour chiens...
A la sortie vous ne pouvez manquez l'entrée de la cité ouvrière conçue et réalisée pour les chers employés, à la mode des grands capitaines d'industrie de l'époque avant que Zola ne se manifeste. Là pris en charge par deux charmantes étudiantes en histoire de l'art du lycée vous continuez à vous imprégner de Menier dont la statue monumentale de la place ne peut vous échapper, très allégorique. Place où la mairie est encadrée par l'école des garçons et des filles, le réfectoire où chacun amenait son repas. Au sous-sol, les célibataires, au rez de chaussée, les célibataires féminines et à l'étage les couples. Puis vous découvrez deux hôtels se faisant face, lieux culturels et politiques de l'époque, abritant les célibataires à l'étage qui ne pouvaient prétendre aux maisons reservées aux couples.
Enfin vous quittez Noisiel sans manquer l'ancienne maison de retraite qui surplombait le site industriel, en face de la rue principale, comme pour rappeler aux anciens qu'ils appartiendraient pour toujours à la chocolaterie non pas celle de Charly mais celle de Menier.


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