CROIX BASQUE

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LAUBURU

Les aspects généraux de la stratégie


LA DERIVE DE L'EUROPE

Bonjour,

Je ne suis ni islamisant ni antisémite, j'essaie de porter un regard sur l'actualité tout en en faisant mon analyse. Force est de constater d'ailleurs que les médias appuyés en cela par les décideurs qui les alimentent, dans tous les sens du terme,  zappent facilement en passant d'un sujet à un autre sans faire d'analyse profonde. C'est la conséquence de la nature même de notre évolution planétaire, du fait que c'est l'immédiateté qui est privilégiée par la recherche du sensationnel ou de l'émotionnel, cela a parfois du bon mais le propre de l'analyse est de mettre en relation des faits parfois anodins qui surviennent et peuvent avoir des conséquences à plus ou moins long terme.
Hélas il faut toujours décider dans l'urgence faute d'avoir pensé et donc fait une analyse à froid et pris les mesures adéquates ou bien au contraire la bonne analyse a été faite par certains pays pour défendre ses intérêts bien compris et nous sommes alors au mieux ignorants ou plus graves complices.
Je martèle toujours cette phrase de Machiavel " Rien ne fait un plus grand capitaine que de connaitre les desseins de son ennemi".
En l'occurrence, ce qui nous préoccupe ou du moins qui nous occupe :  Notre sécurité, notre bien- être et comment gérer cette angoisse véhiculés par des médias qui nous inondent d'images et de commentaires plus ou moins alarmistes ou choquants et qui ne sont pas eux des analyses.
Une solution:  analyse et sérénité,  pour ensuite peser par nos choix sur les décideurs.
Dans la crise migratoire actuelle qui touche et c'est un euphémisme, notre pauvre vieille Europe encore adolescente et peu être moribonde, avant que d'exister, hormis la nécessité d'une plus grande intégration sur laquelle beaucoup sont d'accord et surtout parmi les peuples, c'est avant tout à une analyse sereine qu'il faut procéder.
Ce qui vient immédiatement à l'esprit, est que toute la problématique tourne autour de la Méditerranée, berceau s'il en est de notre Europe. Vous argumenterez que l'Europe est aussi Viking et c'est depuis ce temps d'ailleurs que remonte notre dichotomie entre Europe du Nord et du Sud. Il est également intéressant de constater que la Grèce, berceau d'une partie de notre civilisation et zone de faille avec le Moyen Orient a obligé l'Europe à réfléchir sur son destin.
En  revenant sur les bords de la  Méditerranée, nous assistons depuis la nuit des temps à la création et à la destruction de civilisations souvent liées aux trois religions monothéistes.
Pour plonger dans l' l'actualité, qui est aussi le produit de cette histoire, la place et le temps m'obligeant à un raccourci, que par honnêteté intellectuelle je réprouve, je vais tenter de faire les liens qui découlent des quatre publications suivantes qui n'ont à priori aucun lien, et pourtant...

 

 Dans toute situation criminelle, la recherche de " à qui profite le crime " est un paramètre incontournable pour mener l'enquête. Depuis combien de temps le problème de l'énergie empoisonne le Moyen Orient ? Il a présidé aux accords Sykes- Picot de 1917 qui sont à l'origine du démantèlement et de la création de la Syrie- Liban- Irak aire géographique dont se réclame Daesh ( qui a investi les champs pétroliers d'Irak...) en tant que califat d'origine dont une des capitales était Damas...
Il a présidé à la problématique de l'Iran et de l'Arabie saoudite, de l'Egypte..Lybie, Algérie.. Il va dans les prochains temps, si ce n'est déjà fait, présider à la déstructuration des états vivant de cette manne. A qui profite le crime? A nos amis US.
 A qui profite le crime de la déstructuration du Moyen Orient?
Pourquoi subitement reparler de frappes en Syrie?  Parce que nous sommes sur la zone frontière avec le Liban et Israël  et que la pénétration de Daesh sur l'axe Homs/Damas/Alep devient plus dangereux pour Israël alors que Daesh leur était un allié naturel...
Qui doivent être les alliés de l'Europe?
Pourquoi a- t'on cherché à déstabiliser le roi du Maroc, seule terre a peu près protégée de l'Islamisme?
Sans rapports tout cela?
 Ces quelques lignes avaient pour but de se poser les bonnes questions, je n'ai pas la prétention ni les moyens techniques d'analyse d'y répondre en totalité mais ce sont certainement les bonnes pistes à explorer pour une meilleure compréhension de ce qui nous arrive.

AVENTURES FERROVIAIRES


Pour des raisons personnelles et non de vacances, je rentre d'Ychoux ce dimanche 2 août à 11h. Pour les non initiés Ychoux se situe à environ 70 km au sud de Bordeaux et c'est une gare qui "arrose" notamment le lac de Biscarosse, ce qui en période d'été, est de nature à accroître le trafic notamment de personnes étrangères. Donc je suis déposé à 11h pour le train de 11h28, première classe, à destination de Bordeaux, que je dois rallier en 45' afin de me permettre de prendre ma correspondance TGV pour Paris à 13h18 pour ensuite à Saint Lazare terminer mon périple au Havre au départ du de 17h50...fin de voyage à 19h56...
Las, nous attendons le train d'Ychoux en compagnie d'une jeune étudiante et de ses parents qui elle doit prendre sa correspondance à Bordeaux à 12h18, elle ne l'atteindra jamais et voici pourquoi.
Sur le quai baigné de soleil alors que, comme à son habitude la gare est solidement fermée à clé, la rumeur de l'annulation du train enfle. Cela ne peut être confirmé par le téléphone mis à disposition sur le quai, pour l'occasion, et au bout duquel personne ne répond, d'autant plus qu'aucun panneau d'affichage n'informe de l'annulation de ce train régional. Non, nous l'apprenons par nos téléphones qui eux sont "intelligents". Les parents décident de partir en véhicule à Bordeaux accompagner leur fille, ils ont l'obligeance de m'emmener ainsi qu'un jeune dans la même situation. Malgré les efforts désespérés du conducteur et en vertu du fait que c'est un jour de remontée sur Paris par autoroute, nous arrivons à la gare de Bordeaux avec 10' de retard, heureusement sans contrôle de vitesse...
Moi, pas en retard, si ce n'est d'un encas que j'avais prévu en gare, je me contenterai d'un croque monsieur dans le TGV qui quitte Bordeaux avec 10' de retard du au fait qu'il attendait d'éventuelles correspondances...Je vais être royalement remboursé de 4€...
Le voyage aurait pu se poursuivre sans encombre si, arrivé à l'heure à Paris, un exploit par les temps qui courent, je n'avais eu l'idée de prendre le bus 94 qui fait la liaison Gare Montparnasse/Saint Lazare, afin d'éviter le métro. Nous attendons à l'arrêt du bus et notre téléphone "intelligent" nous indique à nouveau "service indisponible" sans affichage à l'arrêt et sans explications...Métro donc, j'ai du temps devant moi, la ligne est directe. Me voilà en attente devant le panneau des départs. Mon inquiétude grandit quand je vois que le train n'est pas affiché dans les 20' précédant le départ. Inquiétude confirmée que le train aura 10' de retard pour des "raisons de gestion de trafic..." Le train arrive avec 10' de retard mais ma place réservée est annulée car il semble que ce soit un train de substitution qui n'a pas eu le temps d'être préparé. Nous attendons encore 20' le départ au prétexte que ce sont cette fois en plus des "raisons de personnel...".
C'est donc avec une demi heure de retard que nous partons enfin. L'affaire serait raisonnable sur cette ligne du Havre qui n'en est pas à son premier problème, si un incident de personnes en gare de Rouen ne nous avait pas encore retardé malgré mes incitations " musclées auprès du personnel afin  de gérer le litige sur le quai avec les personnes concernées afin de ne pas nous pénaliser.
Nous atteignons enfin le Havre avec une bonne demi heure de retard, alors que l'on nous demande de bien vouloir excuser ce retard. C'est encore à nous de faire l'effort de pardonner.
Moralité: nous sommes pris pour des imbéciles, ce qui est le cas puisque personne ne réagit. La SNCF a délégué la gestion des trains aux régions  pour se consacrer aux TGV et la guerre financière entre eux est totale au détriment de notre service. Au lieu de vouloir gagner une heure de Bordeaux à Paris en dépensant des milliards sur notre dos, il serait plus utile de les consacre à assurer la maintenance et la ponctualité sur le réseau secondaire, notamment sur la gare Saint Lazare.
Nous devons demander un engagement ferme de tous nos candidats à l'élection régionale de Normandie "réunie" qui aura lieu fin décembre.

GRECE BERCEAU DE LA DEMOCRATIE






GRECE BERCEAU DE LA DEMOCRATIE EUROPEENNE





Devant l'émotion et les questions posées par la situation de la Grèce, j'ai cru bon de réactiver mon blog afin de faire part de mon analyse et pourquoi pas susciter à la fois réflexion et discussions.

Remontons dans le temps car j'ai coutume de dire que le passé éclaire le présent même si la notion de temps peut être toute relative selon certains, dont je fais partie.

La Grèce berceau de la démocratie européenne, c'est ce que semblerait supposer ce dernier référendum, sauf que... sauf que ce n'est pas le peuple grec qui dans son ensemble a voté NON si l'on tient compte des abstentions et des votes blancs ou nuls soit 62,5%. ce sont donc 38% du peuple grec qui a dit NON, il faut relativiser. Ce vote est également entaché de trop d'affects si l'on remonte encore dans le temps des négociations dans la mesure où les Grecs se sont sentis humiliés, c'est un vote affectif.

Les représentants des créanciers, de la commission européenne, du FMI et de l' Eurogroupe eux aussi ont eu le sentiment d'une certaine arrogance face à un pays qui a « triché » dans ses comptes tout au long de son histoire européenne et qui cherchait à modifier les conditions d'exercice de l'Europe. Nous y reviendrons. Dès le départ dans cette négociation, les dés étaient pipés et remplis d'affectif. Jusqu'à la recherche par Monsieur TSIPRAS d'un appui de la Russie au moment où l'Europe est en délicatesse avec Poutine, croyant certainement jouer la carte orthodoxe. Nous y reviendrons.

La Grèce, si l'on remonte encore dans le temps ne s'est pas remise de la seconde guerre mondiale, elle a tenté d'ailleurs de le faire payer récemment à l'Allemagne. Il ne faut pas oublier que Monsieur TSIPRAS est un enfant de la tentative des communistes de prendre le pouvoir en 1945 comme partout en Europe. Alors peut- on parler de lutte contre le capitalisme et les forces de l'argent que l'on reproche à notre actuelle Europe, sans doute.

Puis le pays a subi le régime des colonels si dramatique dans un pays de tradition démocratique, cela a donné une certaine apathie et une montée en flèche du fonctionnariat étouffant réellement, comme l’Église orthodoxe, la société grecque reposant également sur les seuls armateurs.

Si vous n'êtes ni militaire ni religieux ni fonctionnaire, vous faites partie des 25% de chômeurs actuels, un record dans l'Europe. Voilà la réalité de ce pays qui ne représente que 2% de la richesse de la zone euro. Alors oui quand on regarde les pays faisant partie de l'Europe et non de la zone euro, à part la Roumanie, comme par hasard, ils représentent la partie la plus dynamique, à part l'Allemagne. Cela en dit long sur la situation politique et économique de cette Europe et peut laisser penser qu'au même titre que « Podemos » en Espagne, de leurs homologues italiens ou de nos extrêmes français qui se sont également félicités de la situation, les Grecs auraient raison de bousculer les institutions européennes.

C'est oublier que les pourfendeurs du système capitaliste, car la réalité économique et financière est incontournable, ont oublié que celui-ci s'est nourri des suites du siècle des Lumières, que j'appelle moi le siècle des Ténèbres. Ce siècle, quand on remonte encore plus dans le temps assimilable au XIXè siècle où l'homme, se croyant par la science et la technique, le nouveau maître du Monde a provoqué le plus grand séisme, écologique, économique, spirituel que nous ne finissons pas de payer.

L'heure doit être à l'apaisement. Le lendemain du résultat l'a montré avec la démission du ministre de l'économie grecque et les rapprochements franco allemands. Nous n'avons pas besoin de la Grèce

  • si ce n'est, d'un point de vue moral et économique afin qu'elle assure ses engagements, nous avons déjà payé avec l'emprunt russe.
  • si ce n'est d 'un point de vue géostratégique, afin qu'elle puisse amener à la raison l'Europe dans ses relations avec la Russie, même s'il semble avoir été échaudé par son entrevue avec Poutine ( incontournable en Méditerranée, là aussi l'histoire l'a montré avec Napoléon III et en 1914, sans parler de la Syrie et de la Turquie), dans le solutionnement de la question chypriote, ukrainienne et de l'immigration clandestine ( la Grèce au même titre que l'Italie en étant un point d'entrée).
  • si ce n'est enfin et non des moindres d'un point de vue spirituel, pour ramener l'Europe dans le giron chrétien qu'elle n'aurait jamais du quitter y compris dans sa constitution, condition indispensable pour montrer sa force face à l'islamisme intégriste et nous rapprocher de la Russie. Voilà brièvement les enjeux de l'après référendum et des négociations qui devraient avoir lieu.


Il serait dommage que la Grèce berceau de la démocratie en Europe n'apporte pas sa pierre à l'édifice mais en reconnaissant humblement ses erreurs, en assumant ses échéances, donc pas à m'importe quel prix même si la démocratie en a un. C'est toute la philosophie qui a inspiré les Pères fondateurs de l'Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Alors pourquoi pas un référendum à l'échelle européenne.  A condition que tous les enjeux soient expliqués lors d'une campagne dénouée d'esprit partisan....